Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce

Rather Sink with Elegance than Float Without Grace

Éditions Libertalia

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Essay
06/2019
104 Pages

[AVAILABLE] Droits étrangers
Foreign Rights


Synopsis

Réflexions sur l’effondrement

« Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les conteneurs chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité. Le système productiviste à exploiter main-d’œuvre humaine et écosystèmes dans le même mouvement ravageur. Comment diable nous est venue l’idée d’aller puiser du pétrole sous terre pour le rejeter sous forme de plastique dans des océans qui en sont désormais confits ? D’assécher les sols qui pouvaient nous nourrir, pour alimenter nos voitures en carburant ? De couper les forêts qui nous faisaient respirer pour y planter de quoi remplir des pots de pâte à tartiner ? »

Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne, la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant le navigateur Bernard Moitessier, les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary. Elle propose un choix radical : refuser de parvenir et instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

Thoughts on collapse

“Our society is overflowing, obscene and obese, under the gaze of those who are starving. It is collapsing under its own weight. It is overwhelmed by tons of manufactured pleasures, containers loaded to the brim, the heavy indifference of television crowds and the concrete of war memorials. And the derricks continue to pump, the banks to invest in oil, gas, coal. Capital continues to seek more profitability. The productivist system to exploit human labor and ecosystems in the same devastating movement. How the hell did we come up with the idea of ​​digging oil from the ground and dumping it in the form of plastic in oceans that are now stuffed? To drain the soils that could feed us, to fuel our cars? To cut down the forests that made us breathe to plant enough to fill pots of spread?"

In this philosophical and literary essay written in the first person, the ecosocialist activist Corinne Morel Darleux questions our daily life by summoning navigator Bernard Moitessier, Pasolini’s fireflies and Romain Gary’s Les Racines du ciel. She presents a radical alternative : to refuse social climbing and to establish a dignity of the present to stem the generalized sinking.

Auteurice - Author

Corinne Morel Darleux est une femme politique, journaliste, autrice et militante ecosocialiste. Après avoir milité au sein de plusieurs partis de gauche (Parti Socialiste, Parti de Gauche, France Insoumise) elle décide de se consacrer au militantisme de terrain et à l’écriture. Elle est également chroniqueuse pour Reporterre et pour son blog Revoir les lucioles. Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce (Libertalia, 2019) est son premier essai.

Corinne Morel Darleux is a French politician, journalist, author and ecosocialist activist. After being involved in several left-wing parties (Parti Socialiste, Parti de Gauche, France Insoumise) she decided to dedicate herself to writing and doing fieldwork. She is also a columnist for the online media Reporterre and for her blog Revoir les lucioles. Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce (Libertalia, 2019) is her first non-fiction book.

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